Circulation sanguine

Un fluide se déplace toujours d’une zone de haute pression vers une zone de basse pression.

  • Système à haute pression : grande circulation (artères).
  • Système à basse pression : capillaires + veines de la grande circulation + petite circulation pulmonaire.

  

I-                    HAUTE PRESSION

Pression artérielle = pression exercée par le sang sur la paroi des artères.

  

1-      Mesure de la pression artérielle

a-      Mesure directe

Introduction d’une sonde couplée à un manomètre dans les grosses artères.

On peut donc mesurer une révolution cardiaque.

P max ; éjection systolique = pression systolique.

P min ; diastole générale = pression diastolique.

La petite onde après la pression systolique est l’onde dicrote = fermeture des valves sigmoïdes = « rebond » de sang.

 

b-      Mesure indirecte

On mesure la tension en évaluant : la pression qu’il faut exercé sur les vaisseaux pour contre – balancer la pression exercée par le sang.

3 temps :

  • Gonflage du brassard : compression de l’artère > à la pression systolique = le sang ne passe pas = pas de bruit.
  • Décompression progressive : la pression systolique > pression artérielle le sang passe = bruit sourd = écoulement turbulent = pression systolique.
  • Dégonfle le brassard : compression < à la pression diastolique = écoulement laminaire = plus de bruit.

On note la valeur de la pression diastolique lorsque le bruit disparait.

 


2-      Rôle de l’élasticité

a-      Histologie des artères

Selon leur localisation les artères présentent 2 propriétés :

-          Elastiques au voisinage du cœur,

-          Vasoconstrictrices au niveau des artérioles.

 

 b-      Expérience de Marey

Marey ouvre / ferme une manette de manière à provoquer une arrivée intermittente de liquide dans le circuit ==> l’élasticité des artères régule le flux sanguin.

 

c-       Application à la physiologie vasculaire

Au niveau des artères :

-         Systole ; dilatation élastique des artères.

  • Transitoirement il sort moins de sang du compartiment artériel qu’il n’en rentre = augmentation du volume.
  • Transitoirement les fibres élastiques accumulent de l’énergie.

-         Diastole ; relâchement élastique des artères.

  • Le sang quitte le compartiment artériel durant la diastole = diminution du volume.
  • L’énergie emmagasinée initialement sert maintenant à propulser le sang vers les artères.

L’élasticité des artères transforme donc un flux sanguin cardiaque discontinu en un flux vasculaire continu.

 

3-      Rôle de la vasomotricité

Vasomotricité : provient de l’activité des cellules musculaires lisses entourant les artères et les artérioles.

La résistance à l’écoulement provient des frottements du sang contre la paroi des vaisseaux.

Débit d’un liquide dans une section :    D = ∆P / R

         ∆P = différence de pression       et          R= résistance à l’écoulement.

La résistance à l’écoulement est conditionnée par la nature (+ liquide visqueux à + résistance importante) du fluide et la géométrie du tube (+ diamètre faible à + liquide est freiné).

 

a-      Expérience

Résistance Résistance

Résistance2 Résistance2

  

b-      Redistribution de la masse sanguine

La vasomotricité permet de rediriger le sang vers les organes qui en ont le plus besoin. 

La deuxième situation est observée en cas d’hémorragie (redirection du sang vers les organes vitaux).

Redistribution de la masse sanguine Redistribution de la masse sanguine

c-       Régulation nerveuse et vasomotricité

Vasomotricité :

-          Redirige la masse sanguine en fonction des besoins,

-          Maintient la pression artérielle constante.

 Régulation nerveuse Régulation nerveuse

Les mécanismes régulant la vasomotricité agit par arc réflexe :


  • Constat : Le diamètre de a > b. Interprétation : la stimulation des fibres orthosympathiques induit une vasoconstriction.
  • Constat : le diamètre de a < c. Interprétation : les fibres musculaires sont relâchées = vasodilatation.

 

L’objectif étant d’avoir une pression artérielle constante ; il faut que les vaisseaux s’élargissent pour que le sang puisse s’évacuer normalement s’il y a une augmentation de la PA. Au contraire si la PA diminue, il faut pallier au volume moins important de sang et donc que les vaisseaux se ressert pour véhiculer le sang. Les barorécepteurs sont efficaces dans les variations transitoires de pression.

 Chaque kg de graisse en plus nécessite des km de vaisseaux en plus ; donc la résistance à l’écoulement augmente et la pompe cardiaque doit éjecter le sang sous plus forte pression : hypertension.

 

Le système à haute pression transporte rapidement le sang vers les capillaires en utilisant ;

-          La pression artérielle (éjection systolique),

-          L’élasticité (régularisation du flux sanguin),

-          La vasomotricité (répartition du sang dans les organes).

 

 

II-                  BASSE PRESSION

Circulation dans les capillaires et les veines.

 Veines et capillaires Veines et capillaires

1-      Système capillaire

a-      Débit capillaire

Le réseau capillaire est très dense et l’entrée du sang est contrôlée par la vasomotricité des sphincters pré – capillaires. Concrètement le sang ne peut pas circuler dans tous les capillaires en même temps ; c’est pourquoi ces sphincters s’ouvrent et se ferment successivement.

 

Cas du choc anaphylactique : le tonus vasomoteur disparait et le sang se répartit dans tous les capillaires = cerveau mal irrigué, chute brutale de la pression artérielle.

 

b-      Pression hydrostatique

Pression exercée par le poids d’une colonne d’eau contre la paroi du récipient contenant cette eau.

Il faut tenir compte de 2 pressions antagonistes concernant les échanges entre les vaisseaux ;

-          Pression hydrostatique exercée par le sang sur la paroi des capillaires,

-          Pression hydrostatique exercée par la lymphe interstitielle sur les capillaires sanguins.

 

c-       Rôle des capillaires dans la formation de la lymphe

2 pressions antagonistes :

-          Pression hydrostatique : pousse le plasma à sortir des capillaires sanguins pour donner de la lymphe interstitielle.

-          Pression oncotique / osmotique : développée par les protéines plasmatiques ne traversant pas les capillaires.

Elle tend à ramener le liquide lymphatique vers le plasma sanguin.

 

Au pôle artériel d’un capillaire : P. hydrostatique > P. oncotique

=>> Formation de lymphe !

Au pôle veineux d’un capillaire : P. hydrostatique < P. oncotique =>> réabsorption de la lymphe.

 

RMQ (1) : hypertension artérielle = forte production de lymphe et faible réabsorption = eau dans les tissus = œdèmes.

 

d-      Vitesse d’écoulement

Les échanges entre le milieu sanguin et la lymphe interstitielle sont facilités grâce : lenteur de circulation dans les capillaires + faible épaisseurs des parois.

 

 2-      Les veines

a-      Circulation veineuse

A la sortie des capillaires la pression sanguine est très faible, pour faciliter le retour du sang vers le cœur, 3 mécanismes interviennent dans le retour veineux :

 

-          Contractions musculaires (compriment les veines et propulsent le sang vers le cœur grâce aux valvules anti-reflux),

-          Mouvements respiratoires (expiration = augmentation de la pression intra – abdominale = compression des veines),

-          Vasomotricité veineuse (facilite le retour veineux).

  

b-      Masse sanguine veineuse

Lorsque l’on appuie sur des veines (suite aux parois minces), elles s’aplatissent contrairement aux artères.

L’orthostatique = passage de la position couchée à debout. Le sang à tendance à s’accumuler dans le compartiment veineux = diminution de la pression veineuse = cerveau mal irrigué. Cela induit :

-          Tendance à l’évanouissement,

-          Tachycardie compensatoire.

 

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